Commerce éthique et équitable
Face à un monde globalisé et à la construction de véritables empires économiques, des ONG (organisations non gouvernementales) ont pris conscience dès les années 60 de la nécessité de permettre à de petits producteurs des pays du Sud de pouvoir vivre décemment de la vente de leur production ( notamment dans les pays industrialisés). Il s’agissait donc dans un premier temps d’assurer à ces producteurs un revenu juste : voici l’esprit du commerce équitable.
Une seconde prise de conscience fut relative aux droits fondamentaux des travailleurs. En effet, dans de nombreux pays la Déclaration universelle des Droits de l’Homme (de 1948) et les conventions de l’OIT (Organisation Internationale du Travail) ne sont pas respectées : la liberté syndicale est bafouée, le temps et les conditions de travail sont inacceptables et dangereuses (exploitation des enfants, sécurité négligée, journées et cadences épuisantes, salaires dérisoires…)… L’exigence du respect des droits de l’Homme au travail et le refus de l’esclavage moderne sont les motivations du commerce éthique.
Les 6 principes du commerce éthique et équitable
1) Une juste rémunération
2) Respect des droits fondamentaux des personnes
3) Durabilité (ce qui rejoint le point 4)
4) Principe environnemental, c’est-à-dire la prise en compte des risques écologiques de la production à la commercialisation du produit (transport…)
5) Principe de qualité
6) Contrôle du respect de tous ces principes avec une exigence de transparence
Pour cela se sont mis en place des labels tels que « Max Haavelar » ou bien encore le logo « Bio-équitable » qui associe les critères « équitables » à ceux de l’agriculture biologique.
Le commerce équitable a permis et permet aux producteurs des pays en voie de développement de se regrouper en coopératives, de lutter contre l’exode rural et la désertification en construisant des crèches, des écoles…
Acheter « équitable » n’est donc pas faire de la charité : c’est un acte de solidarité internationale !
Devenir un consomm’acteur
Aujourd’hui, le commerce équitable apparaît dans les rayons de nos grandes surfaces en même temps que fleurissent des « boutiques équitables » dans nos villes. Les produits concernés se diversifient : alimentation (fruits, café, chocolat…), biens de consommation (vêtements, baskets, jouets…) ou tourisme en sont des exemples ; et même s’ils coûtent un peu plus cher, leur qualité sociale et environnementale le justifie. Cependant, ce nouveau mode de consommation demeure marginal en France. Il est donc temps pour tous les citoyens et plus particulièrement pour nous, les jeunes, de se mobiliser aux côtés d’associations telles qu’ « Artisans du monde » (www.artisansdumonde.org) ou que « Le Collectif de l’éthique sur l’étiquette » (www.ethique-sur-etiquette.org) qui se battent sur de nombreux fronts pour humaniser le commerce international.
Il est urgent de troquer notre passivité de consommateurs contre l’engagement du consomm’acteur !
A voir : la série documentaire « Juste Planète » diffusée sur France 5 à laquelle à participé Noël Mamère
